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5 signes d’alerte d’un épuisement mental et moral

15/10/2020

Un salarié belge sur cinq est en risque d’épuisement. Pas seulement physique. L’épuisement est aussi mental, moral. Avec des conséquences non négligeables sur la santé et la vie en général. Ces premiers signes devraient vous avertir et vous inciter à la vigilance.

Les circonstances dans lesquelles nous sommes parfois amenés à exercer notre emploi peuvent très vite s’apparenter à un calvaire. Au point de provoquer un épuisement mental et moral et nous pousser jusqu’au burn-out et à l’incapacité de travail. Une étude menée fin 2019 par Bright Link, une spin-off de l’UCLouvain, a d’ailleurs révélé que 20,8% des salariés en Belgique souffrent de fatigue émotionnelle. Mais comment la reconnaître et lever le pied avant la sortie de route ?

1. Un état de tension permanent
Vous avez l’impression d’être en surrégime, en suractivité, de vous agiter pour un rien. Vous parlez plus vite et plus fort qu’à l’accoutumée. Vos gestes deviennent brusques. Ralentir le rythme est devenu difficile même pour les taches les plus futiles. Vous êtes en permanence tendu(e) comme un arc, prêt(e) à fuser à la moindre sollicitation. Prendre le temps, se poser, est devenu compliqué. Cette course infernale n’est pas normale. A ce rythme, vous n’êtes pas loin du dérapage.

2. Une fatigue persistante
A force d’être dans les starting blocks, la fatigue s’installe. Au début, avec l’adrénaline au top, vous ne la ressentez pas. Mais elle est là, s’installant insidieusement petit à petit jusqu’à venir à bout de vos facultés de récupération. Les réveils sont de plus en plus difficiles, les nuits agitées, voire blanches, les week-ends de récupération inefficaces. Trouver l’énergie et la concentration nécessaires à accomplir votre travail ressemble aux 12 travaux d’Hercule. On ne parle même pas de vos cernes, de votre teint livide, de votre perte ou gain de poids…

3. Une sensibilité accrue
Anxiété, irritabilité, douleurs musculaires, maux de tête sont devenus fréquents ? Vous êtes plus sensible aux bruits, aux odeurs ? Plus susceptible aux remarques que l’on peut vous adresser ? Vous émotions sont exacerbées ? Vous pleurez pour un oui ou pour un nom ? Vous êtes sans aucun doute un(e) bon(ne) candidat(e) à l’épuisement mental. Voire carrément déjà une victime !

4. Un jugement irrationnel
« Personne ne m’aime », « Je fais tout mal », « Je ne sers à rien »… Des phrases telles que celles-là, souvent exagérées, sont des indicateurs qu’un épuisement est en train de s’installer. Vous avez un besoin urgent d’attention et d’aide.

5. Une propension à l’isolement
Alors que vous étiez une personne sociale et sociable, vous commencez à éviter les autres. Vous ne participez plus aux discussions informelles entre collègues, vous refusez les invitations à partager un lunch, vous prétextez le manque de temps. La diminution des contacts sociaux est fréquente chez les personnes sujettes à l’épuisement moral. Et elle peut vous mener à la dépression.

Pour éviter que le phénomène ne touche davantage de salariés belges, Solidaris revendique un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Nous estimons qu’une réelle politique de prévention des risques doit être mise en place. Mais aussi que l’épuisement professionnel soit reconnu comme une maladie professionnelle. Vous souhaitez nous aider à interpeller les pouvoirs politiques, nous soutenir dans cette démarche et être solidaire ? Signez la pétition !

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